Quelles têtes ?

la mort, l'amour, la mer

écriture et théâtre d’objets

création mars 2017

pour tous dès 14 ans

durée : 1h15 mn

Quelles têtes ? la mort, l'amour, la mer est édité par les éditions de la Saillante, Saillant, 2018

 

" devinette :

Quelle différence il y a entre la mort, l'amour et la mort ?

 

réponse :

Yen a pas. La mort emporte les corps, l'amour et la mer aussi. "

 

 

 

Quelles têtes ? la mort, l'amour, la mer est le libre cheminement d’une pensée aux prises avec trois épisodes successifs de questionnement, d’évocation et de rêverie sur la mort, l’amour et la mer. En dehors du fait que ces trois mots commencent par la même lettre, ils sont les trois couches d’un récit qui se mord la queue. Parce que dans les questions sur la mort il y a de la vie et donc de l’amour mais aussi des larmes qui font des rivières qui vont dans la mer sur laquelle on part en bateau mais en chemin on croise la mort et re-belote
...

 

 

On pourrait dire :

 

C'est l'histoire de gens qui s'aiment et partent en mer par amour et ils vont - comme nous tous - vers la mort.

                  'On part parce qu'on souhaite un temps vivre en dehors du bruit du monde  !' disent-ils.

Mais le monde les poursuit et à chaque étape il se manifeste, à la fin, il les rattrape, plein de bruit et de fureur.

Le chemin qu'ils suivent sur l'eau avec leur bateau
trace la frontière entre 2 mondes
entre le nord et le sud
entre l'occident et le reste

entre richesse et pauvreté

réel et imaginaire

entre ici et nulle part

 

Ou on dirait plutôt :



Au départ on est dans une tête. Dans cette tête il y a une voix qui s’interroge sur les différents aspects de la mort. Cette voix devient visage puis corps, que nous appellerons «  lui  ». Autour de «  lui  » rôde une ombre qui deviendra aussi tête et corps et nous l’appellerons «  elle  ».  Dans un premier temps donc, «  lui  » se questionne à haute voix tandis que «  elle  » installe en silence des petits dispositifs mortels. Mais comme elle est une  «  elle  » et que lui est un «  lui  », quand l’énumération mortelle s’épuise, on glisse avec eux dans les méandres de l’amour. Ici les mots deviennent sentiment, chanson et poésie. « Lui » réinvente ses «  elles  » et «  elle  » pastiche les couples pétris d’amour fou et/ou d’amour mou. Puis, quand les chants et les poèmes se fanent le dialogue devient récit. «  Elle  » et «  Lui  » disent le voyage de l’homme, de la femme et de l’enfant partis en mer par amour pour échapper un temps au bruit du monde. En chemin ils croisent (entre autre)  : la Méditerranée, des déchets, des seiches frites, Alger la blanche, une baleine, des sans terres, des tempêtes, des chaussures noyées, un militaire, du jazz somalien, des pirates, etc. Par la force des choses le bateau s’arrête, la mort se glisse à bord pour exhiber encore une de ses foutues têtes.